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mardi 24 mars 2015

Il s'appelle Guillaume

Il est le premier garçon à m'avoir regardé dans les yeux et à m'avoir dit: "Je t'aime". C'était en colonie de vacances dans le sud de la France il y a un peu plus de vingt ans. Une complicité dès les premiers instants, une évidence. Il a probablement beaucoup changé depuis ses douze ans, il est probablement marié avec enfants. Me plairait-il toujours?


Toujours est-il qu'il m'est arrivé de rêver que je le retrouve, ou de taper son nom dans Google ou Facebook, mais il y a beaucoup de Guillaume qui portent son nom. Il faut croire que j'ai la nostalgie de ce premier "amour" d'adolescence. Je n'ai pas osé l'embrasser et pendant plusieurs années ce fut mon plus grand regret. Mon plus grand acte manqué, mais celui qui a fait que plus tard, je n'ai pas hésité.


Sans titre

lundi 16 mars 2015

Qui sait?

"Je crois en fait que ma préférence serait pour une soirée privée, avec des personnes sélectionnées, couples, hommes ou femmes..."


Plus tard je reçois:

wpid-2015_03_16_14.28.54.png- Je suis sûr que tu as des femmes seules ou des couples parmi tes lecteurs qui seraient volontaires..."

lundi 9 mars 2015

À poil

Quand on est libertine, il arrive régulièrement de se mettre à nu, pas seulement en dévoilant sur un blog ses pensées les plus intimes, mais littéralement, en se déshabillant et en se retrouvant "à poil". Dévoiler son corps, c'est montrer qui on est, sans artifice, sans tricherie. La nudité c'est se confronter à sa chair, à ce que l'on est intrinsèquement, avec ses fiertés ou ses complexes. Se montrer nu(e) c'est quelque part, raconter son histoire en laissant apparaître les marques du temps, les cicatrices ou autres éventuelles fantaisies.


C'est aussi accepter et assumer qui on est, afficher ses choix, ses préférences esthétiques pour un type d'épilation ou non. Et en terme de "poil", à proprement parlé, paradoxalement,  je trouve très désagréable l'indiscrétion de l'esthéticienne lorsque l'on entre dans un institut de beauté: "Et le maillot? Normal, échancré, sexy ou intégral?". Je ne suis pas très pudique, mais la question est intime, et je n'ai pas spécialement envie que toutes les femmes présentes dans l'institut de beauté,  certes probablement là pour la même chose, sachent quelle "coupe" j'ai choisi pour mon minou !


Alors après deux ans d'heures passées dans des cabines, de souffrance à chaque bandelette de cire arrachée, j'ai décidé de me réconcilier avec mon rasoir. Certes celui-ci ne rend pas la peau aussi soyeuse qu'une épilation à la cire et son usage doit être plus fréquent, mais c'est un gain de temps, d'argent et de la douleur épargnée. C'est aussi propice à plus de liberté, car je n'ai plus à me demander où en sera mon épilation à chaque fois que je veux fixer un rendez-vous coquin. Et pour les éventuelles entrevues de dernière minute, soit je m'enferme dans les toilettes avec mon copain rasoir au fond du sac; soit je préviens que ce n'est pas parfait, et qu'il faut faire avec ! Que je sache le poil n'est en rien un frein au plaisir !


Et en ce qui concerne mes choix en matière de poil, et de "coupe" pour mon intimité, je n'ai jamais été partisane de l'intégrale. Les deux seules fois où j'ai tenté l'expérience, j'ai eu l'impression d'être une petite fille, et qu'il me manquait quelque chose. J'entretiens, plus ou moins selon les rendez vous ou les envies. Ma préférence va pour laisser un petit rectangle plus ou moins taillé, plus large qu'un "ticket de métro".
Quant à ceux qui exigent un style particulier, ils peuvent être les meilleurs amants du monde, s'ils me privent de ma liberté, c'est: No way!


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mardi 3 mars 2015

Avec lui

Qu'importe que ça dure 5, 10, 15 minutes, moins, ou plus, que ce soit avec ou sans préliminaires, dans le noir la plupart du temps, et à 95% dans un lit : j'adore tout simplement faire l'amour avec lui.


Ma sexualité avec mon mari n'est pas de celles que je raconte beaucoup ici, peut-être parce qu'on pourrait la juger des plus classique: missionnaire ou petites cuillères la plupart du temps, parfois le soir en semaine, plus souvent le week end, et un peu plus pendant les vacances.


Parfois, nous sommes fatigués quand nous nous couchons, et j'aime dans ce cas qu'il aille à l'essentiel. Il m'arrive de ne pas avoir envie qu'il me lèche, et souvent il insiste, il est doué pour me faire jouir rapidement ainsi. Nous laissons nos corps s'exprimer. Nous nous focalisons sur notre plaisir l'espace d'un instant. Nous baisons. J'aime toutes ces jouissances, même les plus rapides, parce que ce sont souvent les plus excitantes, accompagnées de mots crus. Avant et après n'est qu'amour et tendresse.
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Mon homme ne fantasme pas sur Lilou et connaît presque tout de moi. Il sait qu'il peut profiter de moi comme il veut, quand il veut.  Il n'est pas du genre à se jeter sur sa femme, ou à me faire l'amour trois fois. Ce que j'aime surtout c'est me lover dans le creux de son épaule au coucher ou au réveil.  Ce simple câlin, suffit à mon bien être. Sexe ou pas sexe. Après tout, il n'est pas avec moi pour ça!

mercredi 18 février 2015

Rien n'a changé

Je ne sais pas pourquoi, je m'étais imaginée trembler à chaque déplacement, au bureau ou dans la rue, j'avais peur d'être reconnue. C'est mathématique, parmi les centaines de personnes que je croise quotidiennement sur mon trajet ou qui travaillent dans mon immeuble, il y en a forcément qui lisent le Nouvel Obs.


Alors oui, les statistiques de ce blog ont fait un bond, les nouveaux followers ont afflué par centaines, il y a eu quelques commentaires critiques et des, beaucoup plus nombreux, très gentils. Merci à tous ceux, hommes, femmes, couples qui ont pris le temps de m'écrire de très beaux messages, j'en ai reçu plus d'une centaine. Je pense avoir répondu au plus grand nombre. Je prie les autres de m'excuser.


Certains ont cru qu'il suffisait d'un mail pour obtenir un rendez-vous, je préfère en sourire.
Messieurs, je suis très loin d'avoir mille amants (réellement s'entend, parce que si on pense à tous ceux à qui j'ai procuré du plaisir virtuellement, parfois sans même le savoir... ), mais entre mon mari, mon bel amant, S. que je vois de temps en temps, H. rencontré récemment, A. et L. mes mignons prétendants, j'ai largement de quoi remplir mon emploi du temps! Alors il est certain que si vous vous contentez d'un "Faisons connaissance" vous n'avez aucune chance! Comprenez que je ne suis pas en manque, bien au contraire, et qu'il faut avant tout me plaire!
Épargnez moi la liste de vos fantasmes, vos scenarii rocambolesques ou vos photos en gros plans, vous perdrez votre temps!


Voilà, à part ça, finalement, je ne tremble pas. Ma vie se poursuit normalement. Sur le quai du rer, dans l'ascenseur, au bureau, ou à la réception d'un hôtel, personne ne se doute que je suis "Lilou, la maman aux mille amants" qui, si elle avait répondu honnêtement à la question d'un journaliste, l'aurait peut être empêché de trouver un titre si poétique!



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Crédit photo : Pierre-Emmanuel Rastoin www.rastoin.com

lundi 2 février 2015

Passage étroit

Dès le premier mois de notre si jolie histoire, nous avons abordé le sujet de la sodomie. Suis-je expérimentée en la matière? Quel est mon ressenti? Ce n'est pas quelque chose que l'on fait avec n'importe qui.


Tu m'as fait l'aveu de n'avoir jamais osé franchir ce pas, parce que tu respectes trop les femmes, parce que ce n'est pas le plus important dans une relation, et peut être aussi par crainte de faire mal. Tu m'as alors demandé si je pourrais avoir envie d'être la première avec qui ce fantasme deviendrait assouvi.
Ce serait un honneur pour moi de compter parmi tes premières fois et notre relation est si forte que je peux tout envisager avec toi. Souvent ensuite mon petit trou s'est invité dans nos échanges de sextos. Plus d'une fois lors de nos rendez-vous, j'ai pensé que peut être le moment viendrait, mais non. Peut être que tu attends les meilleures conditions...


Jamais je n'aurais imaginé que ce moment arriverait passé minuit, après une soirée bien arrosée, à  peine dissimulés derrière un camion, dans une ruelle...


J'aime quand l'envie est si forte qu'elle ne peut attendre! Tu m'as presque "violée" ce soir-là, mais j'adore être ta victime consentante.

vendredi 23 janvier 2015

Paris, Vendredi 9 janvier 2015

Neuf heures trente, café entre collègues. La France a peur. L'étau se resserre à Dammartin en Goële. On travaille avec les infos dans un onglet ou dans l'oreillette. L'ambiance est morose depuis que des hommes ont tué Charlie à la kalshnikov. La liberté d'expression a été ébranlée.


Mon bel amant m'écrit: "Dans des jours aussi sombres, je repense aux poèmes de Paul Eluard et notamment lorsqu'il écrivait "Je n'ai pas un mais des millions de camarades". Le sursaut républicain auquel nous assistons renforce ma conviction profonde que la France n'est pas morte. Tous ces événements nous rappellent combien des choses parfois insignifiantes peuvent être importantes et combien il faut profiter de chaque instant. Profiter de ceux qu'on aime. Passer un tendre moment avec toi... Oublions tout cela un moment sous les draps! "
J'ai convenu de rentrer tôt à la maison, je décline donc à contre coeur l'invitation. Mais en y réfléchissant, je réalise que nos moments sont rares et que si j'arrive à quitter le bureau à 16h, je pourrais peut être m'accorder un moment avec mon amant!


Midi, je rejoins un ancien petit ami que je n'avais pas vu depuis longtemps.  Je lui annonce que je suis devenue maman. On fait un peu le bilan des années écoulées. Il semble blasé par la vie, je suis une femme épanouie. Peut-être que si j'osais lui parler de l'autre facette de ma personnalité, cela pimenterait un peu nos discussions, mais je ne souhaite pas qu'il espère "coucher avec moi" ou regrette que notre brève histoire n'ait pas fonctionné. Je n'aurai pas été heureuse avec lui.


L'écran branché sur BFMTV dans la brasserie où nous déjeunons nous informe qu'une prise d'otages a lieu en ce moment même Porte de Vincennes. J'envoie un sms à mon mari que je sais à proximité. Il voit un hélicoptère dans le ciel, il n'est pas loin.


Quinze heures, ma collègue nous informe que notre projet aura du retard et ne pourra continuer que lundi. Je peux donc quitter tôt le bureau. Je regarde la disponibilité des hôtels. J'informe mon bel amant. Je réserve.


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Seize heures trente, je suis sur le quai du métro. Je déteste attendre mon bel amant. J'ai toujours peur qu'il n'arrive pas, qu'un contre temps anéantisse mes espoirs. Je suis impatiente. Je préviens mon mari que je suis retenue au bureau, que je renterai vers 19h30. Cette version officielle conviendra pour sa mère qui garde notre fils. Je rétablirai la vérité à mon homme plus tard, probablement lorsque nous serons sous la couette ce soir.


Dix-sept heures quinze. "Prendrez-vous le petit déjeuner?" nous demande la réceptionniste en ayant son téléphone branché sur i- télé tandis que la télé est sur BFM. L'assaut a été donné. Nous n'en savons pas beaucoup plus. Cinq minutes plus tard, alors que nous pouvons enfin nous embrasser et nous déshabiller, mon téléphone sonne. C'est mon mari! "Tu peux répondre" me lance mon amant, en enlevant ma culotte alors que je viens de m'allonger sur le lit. "Tout est bloqué, je passe pas loin de ton bureau, tu souhaites que je vienne te chercher?" Entendre mon homme redouble l'excitation et le plaisir que me procure mon bel amant avec sa langue. Je regrette de ne pas lui avoir dit que je n'allais pas être sage.  Je n'ose pas lui dire qu'on est en train de me lécher et que le plaisir est intense. Il est en voiture, ce ne serait pas prudent. "Non rentre directement, je ne suis pas au bureau".


Le préservatif restera intact sur la table de chevet.  Nul besoin de sa queue au plus profond de mes entrailles cette fois. Sa langue et ses doigts me comblent largement. Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu son goût en bouche. Il n'y a qu'avec lui et mon homme que j'aime faire cela.


Après la douche nous allumons la télé.  Les preneurs d'otages sont morts, mais il y a des victimes.


J'essaie d'être discrète en déposant la clé sur le comptoir. "Vous reviendrez?" insiste-t-elle, m'obligeant à lui répondre par la négative. Sur le chemin du métro, une dizaine de fourgons rentrent de mission, nous rappelant que la Porte de Vincennes n'est pas si loin. Nous nous quittons pour profiter des sourires de nos conjoints et enfants.


Vingt-trois heures, j'avoue à mon homme la situation dans laquelle je me trouvais lorsqu'il m'a appelé quelques heures plus tôt. Pour la seconde fois de la journée je jouis grâce à la langue d'un homme. Tout en lui faisant l'amour, pour une fois, j'ai envie de lui en dire un peu plus sur mon amant: "C'est quelqu'un d'important pour moi, je l'aime, tu sais.  Mais pas comme je t'aime toi. Toi, je t'aime fort."


Faire l'amour c'est se sentir vivant.
Il n'y a pas plus précieux que la vie, l'amour et la liberté!

jeudi 1 janvier 2015

Belle année 2015

 

IMG_0745-3390085269-OC'est toujours avec un cliché de l'année qui vient de s'écouler que j'aime faire mes voeux pour l'année à venir! 2014 a été pour moi fertile, je vous souhaite le meilleur pour 2015. J'espère bientôt avoir des petites nouveautés à vous proposer!
Stay tuned!

mardi 23 décembre 2014

J'adore...

DSC03125-001-  ses petits pieds, ses petites mains, son petit nez, sa bouche fine et ses grands yeux bleus
- quand il joue, dort,  tête, rit et même quand il pleure.
- quand il met ses doigts, mes doigts, Sophie la girafe ou sa tétine dans la bouche
- quand son papa prend une petite voix et refait le monde ou lui raconte des blagues
- quand il gazouille, fait des "A" des "Euuu..." des "Ma" ou "Meuuu" même à 4 heures du matin
- quand les gens dans la rue s'émerveillent devant mon petit lors de nos balades en poussette
J'aime même les réveils nocturnes, changer les couches, les draps et tout nettoyer après un renvoi ou une fuite.
Et même si cela signifie dormir moins longtemps et avoir moins de moments avec mes amants, j'adore tout simplement être maman.


On dit souvent que le jour de la naissance d'un enfant est le plus beau jour de sa vie,  moi c'est chacun de ses sourires qui me donne l'impression de vivre chaque fois le plus beau jour de ma vie! Alors, j'en profite, parce que je sais Ô combien ça passe vite!

jeudi 11 décembre 2014

Nouvelle donne

- Nouveau contexte professionnel avec de nouvelles personnes dans l'équipe

- Nouvelle disponibilité  et un rythme quotidien plus dense avec un bébé à gérer

- Nouvelles couleur et coupe de cheveux, parce que j'avais envie d'oser

- Nouveau corps, affiné et conservant les traces de ma grossesse

- Est-ce le moment pour un nouvel amant?