Parfois par hasard, on tombe nez à nez avec la beauté. Simple, naturelle, évidente. Alors on sourit et profite de ce plaisir surprise que l'on prend le temps d'immortaliser...
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mercredi 1 octobre 2008
mercredi 27 août 2008
Le verrou de Fragonard
Le Verrou de Fragonard est certainement l’une des toiles du peintre les plus déroutantes. Ce tableau qui semble, de prime abord, extrêmement simple, suscite finalement beaucoup d'interrogation.Sur la droite, un jeune homme enlace une jeune femme et de la main droite pousse le verrou du bout du doigt, ce qui est assez irréaliste. La jeune femme serrée contre lui se pâme et le repousse. Il y a là ambiguité sur l'attitude féminine , la femme par coquetterie peut feindre de résister, mais il y a aussi la possibilité de lire ce tableau comme une résistance au séducteur. Toute la partie gauche du tableau est occupée par un lit dans un extraordinaire désordre. On peut résumer ainsi: à droite le couple et à gauche rien.
Effectivement, il n'y a pas de sujet dans cette partie du tableau, juste des drapés, des plis, donc finalement de la peinture. Mais le critique d'art Daniel Arasse voit dans ce désordre bien plus qu'un lit à baldaquin. Au fond du lit les oreillers s’y dessinent aussi comme une paire de seins, tandis que "la draperie du fond s’entrouvrant sur une secrète intimité laisse augurer la figure d’un sexe féminin" ? Est-ce pure fantaisie que de noter que "l’angle satiné du drap évoque une cuisse et un genou habillés du même tissu que la jupe de la fille" dont cette couche serait ici l’image hallucinée ? Quant à la pomme, lorgnée par l’homme, difficile de ne pas y voir le fruit biblique sur lequel ce Don Juan s’apprête à fondre, fruit dans lequel ce dernier, pourtant, a déjà mordu !
Il apparaît donc que ce rien est l'objet du désir. Mais nommer le lit comme genou, sexe, sein, sexe masculin dressé, est scandaleux, car c'est précisément ce que ne fait pas le tableau. Il ne le dit pas, ne le montre même pas, au spectateur de le voir ou non.
lundi 7 juillet 2008
L'escarpolette de Fragonard
Ce tableau évoque le XVIIIe siècle libertin à travers une situation provoquée par le hasard et dont chaque spectateur devient complice dès qu'il regarde et comprend.Le Baron de Saint-Julien fit une commande à Jean-Honoré Fragonard: « Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau. »
Ainsi naquit sous le pinceau du peintre "Les hasards heureux de l'escarpolette", cette scène frivole et légère d'une jeune fille à la jupe rose retroussée sur une balançoire, laissant suggérer une jarretière que l'amant couché dans l'herbe contemple avec ravissement.
samedi 28 juin 2008
Petites parisiennes

Vous vous souvenez des Fantaisies souterraines dont je vous avait parlé il y a quelques temps? Et bien figurez-vous que j'ai reçu un gentil mail de son auteur Jam Abelanet!
"Bonjour Lilou, Je suis photographe, j'ai commis ce fameux ouvrage de nus dans le métro parisien dont vous avez parlé récemment sur votre blog.
Je vous suis reconnaissant pour la pub que vous m'avez fait, en effet, vous avez l'air d'être extrêmement lue au vu du nombre de personnes qui sont venues depuis chez vous !!
Si cela vous intéresse, je vous soumet mon dernier projet en date, c'est un site internet un peu sur le même principe que les 'Fantaisies souterraines' sauf que tout Paris est mis a contribution ! ;-)
N'hésitez pas a aller jeter un œil et a en parler si cela vous intéresse ! bien cordialement Lilou !
http://petites-parisiennes.com/preview.html
J a m A B E L A N E T
www.jam-abelanet.com
Bien sûr que j'y ai jeté un œil, et vous vous doutez bien qu'il est difficile de ne pas apprécier le travail de ce cher Jam! ;)
En voici ici pour vous quelques extraits, et je suis certaine que vous serez nombreux à l'apprécier autant que moi!
Libellés :
art et sensualité,
Lilou pour Pingoo,
photographes
lundi 2 juin 2008
Les demoiselles d'Avignon

Les Demoiselles d’Avignon, peint en 1907 par Picasso est le point de départ du cubisme. Observés de profil, de trois quarts, de face, de dos, les corps des femmes sont déformés ; les draperies qui entourent les modèles sont également représentées par des formes géométriques. Un nouveau siècle commence, une nouvelle façon de peindre aussi.
Picasso représente l’intérieur d’un bordel, inspiré d’une maison close barcelonaise, située dans la carrer Avinyò, qui donne son nom à la toile. Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. L’espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L’accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.
La provocation est moins dans le thème choisi que dans son traitement. L’absence totale de pudeur des cinq femmes, leurs regards braqués sur le spectateur, sans communication entre elles, obligent celui-ci au voyeurisme, tandis qu’il est lui-même dévisagé. En cela, Picasso est un héritier de l’Olympia de Manet, qui met déjà en scène une prostituée au regard impudique.
L'idée de Picasso était de détruire l'image de l'idéal de la femme. Les corps sont déformés. La femme assise présente à la fois son dos et son visage. L’influence de l’art africain, qui se substitue à celle de l’orientalisme du XIXe siècle, est très nette dans les visages des deux prostituées de droite.
Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d’Avignon constituent donc une œuvre clé de l’art du XXe siècle.
Picasso représente l’intérieur d’un bordel, inspiré d’une maison close barcelonaise, située dans la carrer Avinyò, qui donne son nom à la toile. Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. L’espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L’accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.
La provocation est moins dans le thème choisi que dans son traitement. L’absence totale de pudeur des cinq femmes, leurs regards braqués sur le spectateur, sans communication entre elles, obligent celui-ci au voyeurisme, tandis qu’il est lui-même dévisagé. En cela, Picasso est un héritier de l’Olympia de Manet, qui met déjà en scène une prostituée au regard impudique.
L'idée de Picasso était de détruire l'image de l'idéal de la femme. Les corps sont déformés. La femme assise présente à la fois son dos et son visage. L’influence de l’art africain, qui se substitue à celle de l’orientalisme du XIXe siècle, est très nette dans les visages des deux prostituées de droite.
Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d’Avignon constituent donc une œuvre clé de l’art du XXe siècle.
mardi 20 mai 2008
Fantaisies souterraines!
Le métro avec une touche de fantaisie: une femme nue en plein milieu du décor. Irréaliste? Pas pour Jam Abelanet qui aux détours des corridors et escalators s'est risqué à immortaliser de charmantes jeunes femmes dans le plus simple appareil!Ce qui est hallucinant, c'est que les prises de vues ont été réalisés aux heures d'ouverture du métro. L'équipe ne s'est fait prendre qu'une seule fois par la police et a écopé d'une amende de 25 euros!
Un sacré travail artistique que je vous invite à découvrir à travers son livre: "Fantaisies souterraines" ou sur son site: http://www.jam-abelanet.com/ avec notamment les clichés du métro par là!
samedi 10 mai 2008
A travers le regard de l'autre...
C'est facile de s'exposer aux yeux de tous, lorsque finalement on maîtrise toutes les étapes et que l'on est seul devant son appareil photo. On prend toutes les audaces, choisit la mise en scène, les poses et surtout on a un regard sur ce que l'on fait et la liberté d'agir à souhait selon sa propre vision.
Mais lorsque l'on devient simplement modèle, cela remet-il tout en question?
Prendre la pose et se laisser guider par l'autre. Essayer de percevoir ce qu'il souhaite obtenir. Rester intimidée par ce regard qu'il pose sur soi. Se dévoiler à un inconnu, avec une certaine retenue et une pudeur presque inédite, en gardant les distances qui s'imposent. Faire confiance à ce regard qui vous observe, vous scrute longuement dans les moindres détails pour retransmettre une image de vous même que vous souhaiter découvrir avec une certaine impatience mais aussi avec une petite crainte.
Est-on à la hauteur de ce que l'autre attend? A-t-il réussi à obtenir ce qu'il voulait? Mais finalement ne se pose-t-il pas les mêmes questions? Au fond peut-on savoir lequel des deux guide l'autre?
Et puis cette nudité qui apparait timidement, avec laquelle on ne peut tricher. Qui nous dévoile tel que l'on est, sans artifice possible, et qui nous laisse en émoi, sensible comme jamais...
Est-on plus authentique en se dévoilant à travers le regard d'un autre?
Mais lorsque l'on devient simplement modèle, cela remet-il tout en question?
Prendre la pose et se laisser guider par l'autre. Essayer de percevoir ce qu'il souhaite obtenir. Rester intimidée par ce regard qu'il pose sur soi. Se dévoiler à un inconnu, avec une certaine retenue et une pudeur presque inédite, en gardant les distances qui s'imposent. Faire confiance à ce regard qui vous observe, vous scrute longuement dans les moindres détails pour retransmettre une image de vous même que vous souhaiter découvrir avec une certaine impatience mais aussi avec une petite crainte.
Est-on à la hauteur de ce que l'autre attend? A-t-il réussi à obtenir ce qu'il voulait? Mais finalement ne se pose-t-il pas les mêmes questions? Au fond peut-on savoir lequel des deux guide l'autre?
Et puis cette nudité qui apparait timidement, avec laquelle on ne peut tricher. Qui nous dévoile tel que l'on est, sans artifice possible, et qui nous laisse en émoi, sensible comme jamais...
Est-on plus authentique en se dévoilant à travers le regard d'un autre?
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vendredi 9 mai 2008
Le déjeuner sur l'herbe de Manet
Une fois encore, c'est une oeuvre de Manet qui est mise à l'honneur! ;)
Rejetée par le jury du Salon de 1863, "Le déjeuner sur l'Herbe" est exposée par Manet sous le titre Le Bain au "Salon des Refusés" accordé cette année là par Napoléon III. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale.
Le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet. Manet abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. Aussi, lui est-il reprochée sa "manie de voir par taches".
Et surtout dans ce tableau, la présence d'une femme nue au milieu d'hommes habillés n'est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle. Manet s'en amusait d'ailleurs, surnommant son tableau "La partie carrée".
Et Zola de commenter:
" Bon Dieu! quelle indécence: une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des personnages habillés et des personnages nus. "
"Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n'est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes"
Avec Le déjeuner sur l'herbe, Manet ne respecte aucune des conventions admises, mais impose une liberté nouvelle par rapport au sujet et aux modes traditionnels de représentation.
Rejetée par le jury du Salon de 1863, "Le déjeuner sur l'Herbe" est exposée par Manet sous le titre Le Bain au "Salon des Refusés" accordé cette année là par Napoléon III. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale.
Le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet. Manet abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. Aussi, lui est-il reprochée sa "manie de voir par taches".
Et surtout dans ce tableau, la présence d'une femme nue au milieu d'hommes habillés n'est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle. Manet s'en amusait d'ailleurs, surnommant son tableau "La partie carrée".
Et Zola de commenter:
" Bon Dieu! quelle indécence: une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des personnages habillés et des personnages nus. "
"Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n'est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes"
Avec Le déjeuner sur l'herbe, Manet ne respecte aucune des conventions admises, mais impose une liberté nouvelle par rapport au sujet et aux modes traditionnels de représentation.
mardi 1 avril 2008
L'origine du monde de Courbet
Merci d'avoir joué le jeu! Et en plus vous avez vu juste!
En effet derrière cet étrange paysage surréaliste se cache bien le corps d'une femme et plus précisément une œuvre bien connue:
L'origine du monde de Courbet!
En effet derrière cet étrange paysage surréaliste se cache bien le corps d'une femme et plus précisément une œuvre bien connue:
L'origine du monde de Courbet!

En 1866 Gustave Courbet peint cette huile sur toile hyper réaliste représentant le sexe et le ventre d'une femme nue allongée sur un lit, les jambes écartées! Il semblerait qu'il ait pris pour modèle Joanna Hiffernan, la maîtresse de son ami peintre Whistler ce qui expliquerait la brutale séparation entre Courbet et Whistler peu de temps après la réalisation de l’œuvre.
Vous imaginez bien qu'à l'époque un tel tableau fit scandale! Les nus étaient toujours idéalisés, lisses, et l'érotisme n'était toléré que lorsqu'il s'agissait de peinture mythologique ou classique. Il fut donc conservé dans la discrétion, le plus souvent caché derrière un autre tableau.
En 1955 Jacques Lacan, psychanalyste, en fit l'acquisition et demanda à son beau frère André Masson, peintre surréaliste de construire un cadre à double fond et de peindre une autre œuvre par-dessus. Il réalisa donc Terre érotique, une œuvre qui viendrait suggérer plutôt que montrer, éveiller au fantasme plutôt que confronter à la réalité.
Pendant près de trente ans, ce sexe de femme, était exposé dans la maison de campagne de Guitrancourt. Presque imperceptible, du moins, consciemment. Car la peinture de Masson se superpose parfaitement à l'oeuvre crue et hyperréaliste de Courbet, elle en est la représentation surréaliste.Comme quoi il ne faut pas toujours se fier à ce que l'on croit à première vue! Il faut souvent gratter et chercher ce qu'il y a en dessous!
lundi 31 mars 2008
Retour à la culture!
En cette heure tardive, je souhaitais revenir à quelque chose qui me tient à cœur: l'art! Car je ne sais pas si vous aviez remarqué que depuis quelques posts, je vous ai présenté davantage de petites photographies personnelles, tout en me dévoilant un petit peu plus!
Mais l'on ne se refait pas, (on peut peut être y voir là une petite déformation professionnelle ;) mais je suis sensible à l'art et j'aime découvrir de nouvelles choses, j'aime lorsqu'une œuvre me surprend! J'aime lorsque les explications que l'on me donne me permettent de voir les choses différemment de ce que je pensais au premier abord! J'aime apprendre, et j'aime transmettre!
Alors cette fois ci point de commentaire détaillé, point d'explication, mais juste une question que j'ai envie de vous poser, tel un psychanalyste pour avoir vos réactions:
Qu'est ce que cette image évoque pour vous?
Mais l'on ne se refait pas, (on peut peut être y voir là une petite déformation professionnelle ;) mais je suis sensible à l'art et j'aime découvrir de nouvelles choses, j'aime lorsqu'une œuvre me surprend! J'aime lorsque les explications que l'on me donne me permettent de voir les choses différemment de ce que je pensais au premier abord! J'aime apprendre, et j'aime transmettre!
Alors cette fois ci point de commentaire détaillé, point d'explication, mais juste une question que j'ai envie de vous poser, tel un psychanalyste pour avoir vos réactions:
Qu'est ce que cette image évoque pour vous?
jeudi 6 mars 2008
L'Olympia de Manet

L'Olympia de Manet est une référence audacieuse à la célèbre Vénus d'Urbino du Titien. La pose est identique mais cette reprise de la posture est transformée. Effectivement dans le premier cas l'on a une figure chaste et innocente, le chien est un symbole de fidélité et les deux servantes rangent des affaires dans un coffre de mariage.
Ici, La présence de l'Olympia est troublante avec un regard qui fixe le spectateur. Si la main cache le sexe, elle présente un modelé vigoureux. L'atmosphère générale d'érotisme, surtout, est renforcée par la présence du chat noir à la queue relevée, aux pieds de la jeune fille. L'animal fut ajouté par Manet, non sans humour, afin de remplacer l'innocent chien figurant dans la Vénus d’Urbino, et peut-être également afin de désigner par métaphore ce que la jeune fille cache précisément de sa main.
Ce chat traduit une présence vraisemblablement masculine. La femme de chambre manifeste, d'ailleurs, un intérêt certain à apporter à l'Olympia les fleurs qu'elle vient de recevoir, alors que celle-ci n'y prête aucune attention et continue à poser et à aguicher les spectateurs que nous sommes d'un regard franc et provocant. On peut ainsi dire que l'amour passion est dans l'olympia remplacé par l'amour vénal.
Ici, La présence de l'Olympia est troublante avec un regard qui fixe le spectateur. Si la main cache le sexe, elle présente un modelé vigoureux. L'atmosphère générale d'érotisme, surtout, est renforcée par la présence du chat noir à la queue relevée, aux pieds de la jeune fille. L'animal fut ajouté par Manet, non sans humour, afin de remplacer l'innocent chien figurant dans la Vénus d’Urbino, et peut-être également afin de désigner par métaphore ce que la jeune fille cache précisément de sa main.
Ce chat traduit une présence vraisemblablement masculine. La femme de chambre manifeste, d'ailleurs, un intérêt certain à apporter à l'Olympia les fleurs qu'elle vient de recevoir, alors que celle-ci n'y prête aucune attention et continue à poser et à aguicher les spectateurs que nous sommes d'un regard franc et provocant. On peut ainsi dire que l'amour passion est dans l'olympia remplacé par l'amour vénal.
mardi 19 février 2008
Le Violon d'Ingres

Le Violon d'Ingres, est un photo-collage de Man Ray faisant référence à l'odalisque du Bain Turc d'Ingres. C'est une image surréaliste autant qu'un jeu de mots. Breton la publia dans l'ultime numéro de Littérature en juin 1924.
Man Ray aimait utiliser des étoffes lorsqu'il photographiait son modèle préféré Kiki. Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l'une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l'entre-deux guerres, lors des Années Folles. Égérie et amie de très nombreux artistes - Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes -, Kiki fut la muse et l'inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l'art moderne, comme Foujita et ici, Man Ray.
Le "violon d'Ingres" est aussi une expression. Ingres ne faisait pas que peindre, quand son art lui laissait un peu de temps, il s'adonnait à la musique et en l'occurrence au violon. Musicien amateur, Ingres était un artiste connu et l'expression "Violon d'Ingres" s'est vite propagée. Elle a d'abord désigné cette activité seconde d'un artiste qui pratiquait un art qui n'était pas le sien : "le violon d'Ingres de Zola : la photographie". Par extension, la formule a désigné toute activité secondaire, à connotation artistique choisie par goût.
Et vous, c'est quoi votre violon d'Ingres?
jeudi 7 février 2008
La victoire de Samothrace

La Victoire de Samothrace est un des manifestes de la sculpture d'époque hellénistique. Elle fut découverte en mille morceaux sur l'ïle dont elle porte le nom au 19ème siècle, et a été restituée après un minutieux travail!
La déesse de la Victoire, Nikè en grec, apparaît sous les traits d'une femme ailée dressée sur la proue d'un navire, résistant à l'assaut du vent qui tourmente son vêtement. La célèbre statue s'impose par ses 3,28 mètres de haut. La mise en scène très théâtrale renforce la réalité de l'image en ajoutant à la monumentalité de la déesse, à l'envergure de ses ailes éployées et à l'élan de son corps, projeté vers l'avant.
La figure se dresse dans un mouvement hélicoïdal, en une composition élaboré de jeu des obliques que dessinent les ailes et le retrait de la jambe gauche, souligné par le bouillonnement du vêtement entre les jambes. La nudité féminine est subtilement suggéré sous l'étoffe, par la transparence des drapés mouillés à la manière des oeuvres classiques de la fin du Ve siècle av. J.-C. Le port de la cordelette placée sous les seins évoque quant à lui une mode en vigueur dès le IVe siècle.
Le sculpteur a déployé des effets décoratifs d'une remarquable virtuosité dans le traitement de la tunique, tantôt ruisselante sur le corps, tantôt gonflée par le souffle du vent. Cette richesse décorative, ainsi que le sens du volume et l'intensité du mouvement, sont caractéristiques d'un style rhodien qui prélude aux créations baroques de l'école de Pergame (vers 180-160 av. J.-C.).
J'aime beaucoup cette statue, car elle exprime à la fois la féminité et la puissance! Si vous allez au Louvre, je vous conseille de l'observer avec le même point de vue que cette photo, d'abord parce que c'est le plus remarquable, mais aussi parce que l'aile droite de la Victoire n'est qu'une simple copie de platre de l'aile gauche authentique!
mardi 29 janvier 2008
Le sarcophage des époux

Celà peut paraître étrange de parler ici d'un sarcophage, toutefois celui ci me tient particulièrement à coeur car on y voit une perception de la vie rare au 6ème siècle avant JC, avec beaucoup de tendresse, de bonheur et d'amour.
Influencé par l'art grec, l'art étrusque a développé sa propre sensibilité et son rapport aux hommes, à la vie, à la mort. C'est ainsi que ce sarcophage de terre cuite évoque une perception de la mort intéressante. Embelli par la polychromie à dominante rouge, l'ensemble fait penser à des participants d'un banquet antique où le couple est en présence de ses invités.
Leurs gestes symbolisent l'offrande du parfum, une des composantes du rite funéraire étrusque où le couple reste ensemble dans la mort. De plus, leur position n'évoque pas de domination masculine. Le regard de l'homme et l'embrassement de sa compagne évoquent autant l'affection que l'autorité : ce rapport aux femmes est une particularité sociale des étrusques qui faisaient participer les femmes aux activités des cités.
Moment de vie, l'œuvre évoque pourtant la mort mais celle-ci n'est pas perceptible dans l'expression des personnages: aucune tristesse, douleur ou autre mélancolie dans leur expression mais une représentation joyeuse et vivante d'un couple uni dans une intimité et une complicité visibles.
Influencé par l'art grec, l'art étrusque a développé sa propre sensibilité et son rapport aux hommes, à la vie, à la mort. C'est ainsi que ce sarcophage de terre cuite évoque une perception de la mort intéressante. Embelli par la polychromie à dominante rouge, l'ensemble fait penser à des participants d'un banquet antique où le couple est en présence de ses invités.
Leurs gestes symbolisent l'offrande du parfum, une des composantes du rite funéraire étrusque où le couple reste ensemble dans la mort. De plus, leur position n'évoque pas de domination masculine. Le regard de l'homme et l'embrassement de sa compagne évoquent autant l'affection que l'autorité : ce rapport aux femmes est une particularité sociale des étrusques qui faisaient participer les femmes aux activités des cités.
Moment de vie, l'œuvre évoque pourtant la mort mais celle-ci n'est pas perceptible dans l'expression des personnages: aucune tristesse, douleur ou autre mélancolie dans leur expression mais une représentation joyeuse et vivante d'un couple uni dans une intimité et une complicité visibles.
samedi 19 janvier 2008
A l'origine du monde...
Ces deux statuettes représentent les premières manifestations de l'art de l'Humanité. Elles furent surnommées « Vénus » par analogie avec la déesse de la beauté de la mythologie romaine et parce que les préhistoriens du début du 20ème siècle estimaient qu’elles correspondaient à un idéal de beauté préhistorique.
La plupart de ces Vénus paléolithiques semblent être des représentations féminines conformes à un certain nombre de conventions figuratives. En effet elles s’inscrivent dans un losange, avec deux extrémités effilées symétriques autour d’un élargissement correspondant au ventre.
Certaines parties anatomiques ne sont souvent qu’ébauchées ou absentes : c’est le cas des bras et des pieds. La tête est souvent réduite et dépourvues de détails anatomiques. Par contre plusieurs parties de l’anatomie sont exagérément développées: abdomen, hanches, seins, fesses.
Et oui à l'époque des premiers hommes, la stéatopygie (le fait d'avoir de larges fesses) et les rondeurs étaient mis en valeur, ces traits sont en effet souvent interprétés comme des symboles de fécondité.
La plupart de ces Vénus paléolithiques semblent être des représentations féminines conformes à un certain nombre de conventions figuratives. En effet elles s’inscrivent dans un losange, avec deux extrémités effilées symétriques autour d’un élargissement correspondant au ventre.
Certaines parties anatomiques ne sont souvent qu’ébauchées ou absentes : c’est le cas des bras et des pieds. La tête est souvent réduite et dépourvues de détails anatomiques. Par contre plusieurs parties de l’anatomie sont exagérément développées: abdomen, hanches, seins, fesses.
Et oui à l'époque des premiers hommes, la stéatopygie (le fait d'avoir de larges fesses) et les rondeurs étaient mis en valeur, ces traits sont en effet souvent interprétés comme des symboles de fécondité.
jeudi 10 janvier 2008
Nu artistique
Et soudain mon regard, est capté par ce spectacle, comme attiré vers ces courbes parfaites, ces mises en scènces subtiles, et cette sublimation du corps féminin, bien plus que des mots,tout simplement contempler et éprouver de l'admiration pour le très beau travail autour de la sensualité d'une photographemardi 8 janvier 2008
La Vénus de Milo
Cette statue est l'une des plus belles œuvres du Louvre et un témoignage important de l'art hellénistique. Chacun se presse pour l'admirer car sa célébrité est universelle. Mais admire t on une statue pour sa célébrité ou pour ce qu'elle représente?
Il y a autour de cette statue de nombreux mystères : cette femme à qui l'on donne le nom de Venus de Milo n'a rien de certain qui permette de la reconnaître. Les experts ont toujours vu en elle la Vénus Romaine, l'Aphrodite grecque, la déesse de l'amour tant ses traits sont remplis de féminité et de sensualité mais ce peut-être également Amphitrite, déesse de la mer vénérée dans l'île où fut trouvée la statue.
Outre son attribution née d'une hypothèse, la position de son bras droit manquant a engendré d'autres suppositions qui ont toutes contribué à façonner la célébrité qu'on lui connaît. On suppose aujourd'hui selon la position de l'épaule que le bras tombait jusqu'à la draperie.
La statue est particulièrement réussie, la pureté de ses lignes, le rendu d'une puissante féminité donnent une impression de souplesse et de majesté. Le déhanchement, l'expression de son visage, l'exécution du drapé qui est sur le point de tomber, tout inspire à laisser aller son regard sur le marbre blanc de l'œuvre.
Il y a autour de cette statue de nombreux mystères : cette femme à qui l'on donne le nom de Venus de Milo n'a rien de certain qui permette de la reconnaître. Les experts ont toujours vu en elle la Vénus Romaine, l'Aphrodite grecque, la déesse de l'amour tant ses traits sont remplis de féminité et de sensualité mais ce peut-être également Amphitrite, déesse de la mer vénérée dans l'île où fut trouvée la statue.
Outre son attribution née d'une hypothèse, la position de son bras droit manquant a engendré d'autres suppositions qui ont toutes contribué à façonner la célébrité qu'on lui connaît. On suppose aujourd'hui selon la position de l'épaule que le bras tombait jusqu'à la draperie.
La statue est particulièrement réussie, la pureté de ses lignes, le rendu d'une puissante féminité donnent une impression de souplesse et de majesté. Le déhanchement, l'expression de son visage, l'exécution du drapé qui est sur le point de tomber, tout inspire à laisser aller son regard sur le marbre blanc de l'œuvre.
vendredi 28 décembre 2007
mercredi 19 décembre 2007
La boite de Pandore

Dans la mythologie grecque, Prométhée vola le feu aux Dieux pour le donner aux hommes. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction.
Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie "doté de tous les dons". Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée, le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir.
Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seul l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux.
C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe. Mais bien plus qu’un mythe, c’est aussi une philosophie, nous sommes quelque part tous confronté à la curiosité, nous avons tous notre propre boite de Pandore, et il ne tient qu’à nous de l'ouvrir ou de la laisser fermer.
vendredi 14 décembre 2007
Danaé et la pluie d'or...
Acrisios, Roi d'Argos, n'avait qu'une fille, Danaé. Elle était la plus belle des femmes de ce pays mais ceci ne suffisait pas à consoler le Roi de n'avoir pas de fils. Il se rendit à Delphes pour demander au dieu s'il lui restait quelque espoir d'être un jour père d'un enfant mâle. La prêtresse répondit par la négative et pis encore, ajouta que Danaé, sa fille mettrait au monde un fils qui plus tard le tuerait.
Acrisios, emprisonna alors sa fille dans une tour d'airain, et dans cette chambre secrète et close comme une tombe, où seul l'air et la lumière pouvait pénétrer elle vécut en captive. Mais un jour, elle reçut la visite de Zeus qui parvint toutefois à se présenter à elle pour la séduire sous la forme d'une pluie de pièces d'or.
De cette union naît un fils, Persée. Courroucé, Acrisios met sa fille et son petit-fils dans un coffre qu'il jette à la dérive. Ceux-ci parviennent à Sérifos, où le roi Polydecte, épris de Danaé, tente de la forcer à l'épouser. Persée, revenant avec la tête de Méduse, change le roi en pierre et réussit à ramener sa mère à Argos.
Gustav Klimt a choisi de représenter en 1907 ce thème de manière érotique, la pluie d'or se glissant entre les cuisses fléchies d'une jeune femme dénudée, son visage suggérant l'extase amoureuse. Le positionnement de l'héroïne dans une forme blanche ovoïde symbolise la fécondité.
Acrisios, emprisonna alors sa fille dans une tour d'airain, et dans cette chambre secrète et close comme une tombe, où seul l'air et la lumière pouvait pénétrer elle vécut en captive. Mais un jour, elle reçut la visite de Zeus qui parvint toutefois à se présenter à elle pour la séduire sous la forme d'une pluie de pièces d'or.
De cette union naît un fils, Persée. Courroucé, Acrisios met sa fille et son petit-fils dans un coffre qu'il jette à la dérive. Ceux-ci parviennent à Sérifos, où le roi Polydecte, épris de Danaé, tente de la forcer à l'épouser. Persée, revenant avec la tête de Méduse, change le roi en pierre et réussit à ramener sa mère à Argos.
Gustav Klimt a choisi de représenter en 1907 ce thème de manière érotique, la pluie d'or se glissant entre les cuisses fléchies d'une jeune femme dénudée, son visage suggérant l'extase amoureuse. Le positionnement de l'héroïne dans une forme blanche ovoïde symbolise la fécondité.
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