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lundi 2 juin 2008

Les demoiselles d'Avignon


Les Demoiselles d’Avignon, peint en 1907 par Picasso est le point de départ du cubisme. Observés de profil, de trois quarts, de face, de dos, les corps des femmes sont déformés ; les draperies qui entourent les modèles sont également représentées par des formes géométriques. Un nouveau siècle commence, une nouvelle façon de peindre aussi.

Picasso représente l’intérieur d’un bordel, inspiré d’une maison close barcelonaise, située dans la carrer Avinyò, qui donne son nom à la toile. Des centaines de travaux préliminaires ont préparé la réalisation presque secrète de cette œuvre. L’espace, meublé par des draperies, est déconstruit, la perspective brisée, voire inexistante. L’accent est mis sur la verticalité. Même la nature morte, au premier plan, semble chuter vers le spectateur.

La provocation est moins dans le thème choisi que dans son traitement. L’absence totale de pudeur des cinq femmes, leurs regards braqués sur le spectateur, sans communication entre elles, obligent celui-ci au voyeurisme, tandis qu’il est lui-même dévisagé. En cela, Picasso est un héritier de l’Olympia de Manet, qui met déjà en scène une prostituée au regard impudique.

L'idée de Picasso était de détruire l'image de l'idéal de la femme. Les corps sont déformés. La femme assise présente à la fois son dos et son visage. L’influence de l’art africain, qui se substitue à celle de l’orientalisme du XIXe siècle, est très nette dans les visages des deux prostituées de droite.

Par leur force et leur nouveauté, les Demoiselles d’Avignon constituent donc une œuvre clé de l’art du XXe siècle.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Encore une fois merci de ton passage et du commentaire sur mes photos, je prend beaucoup plaisir a visité ton site

Anonyme a dit…

Ouais ! Bah moi, j’aime pas trop Picasso... Par contre Manet : ah ! Oui !
Et puis aussi : Dali, Delatour, Delacroix, Cézanne, Monet, Renoir, Rubens, le grand Van Gogh, Vermeer...
Enfin bref ! J’aime l’art pictural voilà tout ! Bisous Lilou

Anonyme a dit…

C'est étrange que ce tableau fascine tant. L'effet de trouble et de séduction serait-il aussi fort s'il était communément admis qu'il fait référence aux filles de joies que Picasso allait retrouver rue d'Avignon (carrer d'Avinyo) du temps où il vivait à Barcelone ?

Anonyme a dit…

merci pour ce coté culture,

comme quoi tu n'as pas qu'une tête bien faite mais également bien pleine ;-)