Il y a quelques semaines, autour d'un repas libanais et d'un verre de rosé, ma collègue me raconte sa soirée, et comment elle a fini avec son chéri du moment par se retrouver dans un hôtel à demander une chambre pour une heure ou deux. Je ne peux m'empêcher de la questionner sur le type d'hôtel où elle s'est rendu, curieuse d'avoir des détails sur la réaction du réceptionniste. "Oh, ils ont l'habitude et puis de toute façon, moi je m’ennuie dans mon lit". Par ces mots, son regard pétillant et son sourire, le ton est donné, et nous nous engageons vers quelques savoureuses confidences. Ma collègue est une très jolie fille qui a tous les garçons qu'elle veut à ses pieds, elle aime user de son jeu de séduction. Elle a 22 ans, mais fait preuve d'une grande maturité. Elle m'avait avoué, il y a quelques mois être restée la maîtresse d'un ex qu'elle avait fréquenté, je savais donc que je pouvais oser lui en dire un peu plus sur ma vie privée, surtout que mes jours dans l'entreprise étaient comptés. C'est donc naturellement, que je la conforte dans son idée de profiter de la vie, de ne pas s'embarquer dans une relation sérieuse pour le moment si elle n'en ressent pas l'envie, et tant pis si ce chéri aimerait davantage qu'elle s'engage.
Je la questionne: "N'as tu jamais remarqué certaines choses à mon sujet?" "Non, quoi?" Alors que j'étais persuadée qu'elle se doutait de quelque chose , elle n'avait en réalité détecté aucun indice sur ma double vie. Je prends une grande inspiration, je me lance et lui annonce que je vis dans une relation libre: "Mon homme me laisse la liberté de vivre ce que je veux, j'ai donc un amant et j'en suis très heureuse". Elle est curieuse d'en savoir plus, je lui parle un peu de mon complice, cet homme, qui petit à petit, a pris une place dans ma vie. "Un soir, il m'a attendu à la sortie du bureau, tu l'as peut être croisé, un autre nous avons fait quelques coquineries au sixième étage de l'immeuble d'à côté" Elle n'en reviens pas et souris, elle est contente que je lui fasse ainsi confiance. A vrai dire, je suis quelque part heureuse et soulagée de pouvoir lui en parler, j'aurai certainement du le faire plus tôt. Le lendemain, alors qu'elle me voit en train de répondre à un texto elle me regarde d'un œil complice et me demande: "Alors, c'est numéro un ou numéro deux?" J'apprécie la formulation, je rigole, et lui réponds avec un grand sourire "A ton avis?" la confortant dans son idée que ce n'était pas mon officiel. Peut être qu'un jour j'oserai lui parler de n°3, 4, 5...

2 commentaires:
Joli texte, qui laisse planer juste ce qu'il faut de questions... ca reste ouvert, comme beaucoup de chose !
Bravo
très sympathique ... pour toi , tu as aussi tous tes bloggeurs a tes pieds ainsi que tes hommes ;o)
j'adore , ça donne l'envie d'en savoir plus ...
Bizzsss de la provence ...
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