Il me dit: "Si je viens sur Paris, non seulement je veux passer la soirée et la nuit avec toi, mais en plus, je vais être gourmand, le lendemain mon rendez vous avec mon client devrait se terminer vers 11h, et mon train est à 16h, si c'est possible je veux aussi te voir pendant ta pause déjeuner".
Nous nous quittons au petit matin devant cet hôtel où nous venons de jouir à plusieurs reprises, sans savoir si vraiment nous pourrons nous revoir dans quelques heures ou pas avant des semaines. Je décide de garder ma petite culotte dans mon sac, en arrivant tôt au bureau, je pourrais la remettre directement sur l'open space.
J'aime ces matins qui ne commencent pas comme les autres.
10h27: "On m'emmènera à 11h à la gare"
Je regarde les possibilités de réserver une chambre d'hôtel à proximité de mon travail. Il faut se donner les moyens de ses envies, mais le budget est un peu trop élevé pour que ce soit raisonnable.
A peine sorti de son rendez vous il m'appelle: "Bonjour Princesse, je suis en chemin pour te voir. Tu fais comme tu veux, je te laisse gérer".
Voilà qui me met la pression, on pourra se voir dans une heure et c'est à moi de décider, de savoir ce que je veux, d'oser, d'assumer.
Je m'éloigne quelques instants de l'open space, le numéro de l'hôtel le plus proche est déjà depuis quelques minutes sur mon téléphone, il faut juste que je trouve le courage d'appuyer sur la touche verte. Je prends une grande inspiration et je demande d'une voix timide: "C'est possible d'avoir une chambre entre midi et deux? C'est combien?". On me dit oui, je donne mon nom de jeune fille. Le prix communiqué est moins cher que sur le site de réservation, c'est pour la nuit.
À peine raccroché, je regrette tout de même de ne pas avoir négocié, d'autant que ça reste bien au dessus du budget que j'ai l'habitude de consacrer à une chambre pour quelques heures. Il s'avère qu'en plus mon prince ne sera pas là avant treize heures. Je rappelle pour m'assurer que 13-15h est possible et précise que j'ai seulement un billet de 50€. "Le mieux que je peux vous faire c'est soixante!". J'accepte et je suis soulagée que cette folie devienne plus raisonnable.
12h45: Je préviens ma collègue que je vois "mon ami" (parce qu'oralement, ça ne précise pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, donc ça évite de mentir et ça n'éveille pas les soupçons) et que je risque exceptionnellement de revenir plutôt vers 14h30. "Bon appétit"
J'ai aimé arriver à la réception, donner mon nom de jeune fille, payer la chambre en liquide, et assumer clairement aux yeux de la réceptionniste, mon statut d'amante clandestine, prête à tout pour moins de deux heures de folie. J'ai adoré ne pas manger pour jouir encore et encore dans cette chambre d'hôtel à quelques centaines de mètres du bureau avec jolie vue sur Paris.

Profiter de chaque opportunité, c'est comme savourer de jolies fraises, et ne pas hésiter à redemander de la Chantilly.
4 commentaires:
"Profiter de chaque opportunité, c’est comme savourer de jolies fraises, et ne pas hésiter à redemander de la Chantilly."
J'adore cette petite phrase de conclusion. J'admire la femme que tu es, quand on sait que certaines femmes tentent de (se) donner donner, de se construire une image de bonne mère de famille, étouffant, enfouissant voire tuant toutes leurs envies et leurs fantasmes de femme. Tu arrives à allier les deux rôles avec justesse, et à t'épanouir tant comme mère que comme femme. Et ce texte en est une nouvelle fois la preuve...
Note pour plus tard: prévoir un passage à Paris avec une nuit sur place !
Ah ben justement... peut etre en aout !
J'adore ta gourmandise....
Excellente conclusion !
J'aime beaucoup ce récit, on se sent vraiment à ta place quand tu appelles l'hotel, le stress et l'excitation doucement mixés !
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